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Comment protéger ses comptes en ligne contre le piratage

 

Comment protéger ses comptes en ligne contre le piratage


Aujourd’hui, une grande partie de notre vie passe par des comptes en ligne. Messagerie électronique, réseaux sociaux, services bancaires, achats, stockage de fichiers, travail, administration, plateformes de streaming : chacun de ces espaces contient des informations qui peuvent avoir une valeur importante pour un cybercriminel.

Pourtant, beaucoup de personnes utilisent encore les mêmes mots de passe sur plusieurs sites, ignorent les alertes de connexion ou cliquent rapidement sur un lien reçu par e-mail lorsqu’il semble provenir d’un service connu. Le problème est que le piratage d’un seul compte peut parfois entraîner des conséquences bien plus importantes qu’une simple perte d’accès.

Un compte e-mail compromis, par exemple, peut servir à réinitialiser les mots de passe d’autres services. C’est précisément pour cette raison que la sécurité ne doit pas être pensée compte par compte, mais comme un ensemble cohérent de protections. La Federal Trade Commission rappelle notamment qu’un compte e-mail compromis peut permettre à un attaquant d’intercepter des liens de récupération utilisés pour reprendre le contrôle d’autres comptes.

La bonne nouvelle est qu’il n’est pas nécessaire d’être expert en cybersécurité pour améliorer considérablement sa protection. Quelques habitudes simples, appliquées systématiquement, peuvent réduire une grande partie des risques courants.

Dans ce guide, nous allons voir comment protéger ses comptes en ligne contre le piratage, quelles sont les principales menaces, quelles mesures prendre en priorité et comment réagir si vous pensez qu’un compte a déjà été compromis.

Pourquoi protéger ses comptes en ligne contre le piratage ?

Un compte en ligne ne contient pas uniquement un nom d’utilisateur et un mot de passe. Selon le service concerné, il peut donner accès à votre identité numérique, à vos conversations, à vos photos, à vos données financières, à vos documents ou à des informations permettant de vous contacter.

Un cybercriminel peut chercher à voler ces données pour plusieurs raisons. Certaines attaques visent directement l’argent. D’autres cherchent à récupérer des informations personnelles, à envoyer des messages frauduleux depuis un compte compromis ou à utiliser un compte comme point de départ vers d’autres services.

Le risque est particulièrement important lorsque plusieurs comptes partagent le même mot de passe ou une variante très similaire. Une donnée d’authentification récupérée lors d’une fuite peut alors être testée automatiquement sur d’autres plateformes.

C’est pourquoi la sécurité d’un seul compte ne doit jamais être considérée isolément.

Imaginez que votre adresse e-mail soit compromise. L’attaquant peut potentiellement voir des confirmations d’inscription, des notifications de sécurité et des liens permettant de réinitialiser certains accès. Si votre e-mail principal n’est pas correctement protégé, il peut devenir la porte d’entrée vers une partie importante de votre vie numérique.

Protéger ses comptes signifie donc construire plusieurs barrières : des mots de passe uniques, une authentification multifacteur, des appareils à jour, une bonne vigilance face au phishing et des options de récupération correctement configurées.

L’objectif n’est pas de rendre votre présence en ligne absolument invulnérable. Aucun système connecté à Internet ne peut garantir un risque nul. Le but est de rendre les attaques beaucoup plus difficiles et de limiter leur impact lorsqu’une tentative réussit.

Les principales menaces qui ciblent vos comptes en ligne

Avant de savoir comment protéger ses comptes en ligne contre le piratage, il est utile de comprendre comment les attaques se produisent.

Le phishing est l’une des techniques les plus courantes. Un attaquant se fait passer pour une entreprise, une banque, un réseau social ou un collègue afin de vous pousser à transmettre des informations ou à cliquer sur un lien. Le message peut être très convaincant et utiliser le logo, le ton ou le vocabulaire d’une véritable organisation.

La règle essentielle est de ne pas faire confiance à l’apparence seule. Un message qui semble officiel peut être frauduleux.

Une autre menace est la réutilisation des mots de passe. Lorsqu’un mot de passe est exposé dans une fuite de données et que vous l’utilisez ailleurs, l’attaquant peut essayer les mêmes identifiants sur d’autres services. C’est l’une des raisons pour lesquelles chaque compte important devrait disposer d’un mot de passe distinct.

Les attaques par ingénierie sociale reposent davantage sur la manipulation de la victime que sur une faille technique. Le fraudeur peut créer un sentiment d’urgence : « votre compte sera fermé », « votre paiement a échoué » ou « confirmez immédiatement votre identité ».

Les logiciels malveillants constituent une autre catégorie de risque. Une pièce jointe ou un téléchargement malveillant peut chercher à voler des informations présentes sur l’appareil.

Il existe également des attaques liées aux sessions déjà ouvertes. Même si vous avez un mot de passe solide, une personne qui obtient un accès à une session ou à un appareil déverrouillé peut parfois agir comme si elle était vous.

Enfin, les fuites de données peuvent exposer certaines informations sans que vous en soyez directement responsable. La meilleure stratégie consiste alors à limiter les conséquences de cette exposition en utilisant des identifiants uniques et l’authentification multifacteur lorsque celle-ci est disponible.

Comprendre ces mécanismes permet de ne pas réduire la cybersécurité à une simple question de mot de passe.

Comment protéger ses comptes en ligne en 10 étapes

Il n’est pas nécessaire d’appliquer toutes les mesures en une seule journée. Commencez par les comptes les plus importants : adresse e-mail principale, services bancaires, comptes professionnels, gestionnaires de mots de passe et services contenant des données sensibles.

1. Utiliser des mots de passe uniques pour protéger ses comptes en ligne

Le premier principe est simple : un compte, un mot de passe unique.

Utiliser le même mot de passe partout est pratique, mais extrêmement risqué. Si ce mot de passe est compromis sur un service, il peut être réutilisé pour tenter d’accéder à d’autres comptes.

Privilégiez des mots de passe longs et difficiles à deviner. La FTC recommande notamment de viser une longueur d’au moins 12 caractères et souligne l’intérêt des phrases de passe longues et difficiles à deviner. Elle recommande également de modifier un mot de passe lorsqu’on apprend qu’il a pu être exposé lors d’une fuite de données.

Évitez les informations faciles à retrouver : prénom, date de naissance, nom d’un animal, équipe favorite ou suite évidente de chiffres.

Une phrase de passe composée de plusieurs mots aléatoires peut être plus facile à gérer qu’une combinaison courte et compliquée.

Le plus important reste l’unicité. Un mot de passe très fort mais réutilisé sur dix sites reste une mauvaise stratégie.

Si vous avez actuellement les mêmes identifiants sur plusieurs plateformes, ne cherchez pas à tout modifier au hasard. Commencez par les comptes les plus sensibles, puis progressez méthodiquement.

2. Activer l’authentification à deux facteurs

Un mot de passe ne constitue qu’une première barrière.

L’authentification à deux facteurs, ou 2FA, ajoute une seconde preuve d’identité lors de la connexion. Selon le service, cette deuxième étape peut être une application d’authentification, une clé de sécurité, un code envoyé par SMS ou une autre méthode.

La FTC précise qu’un second facteur peut empêcher un attaquant d’accéder au compte même s’il a obtenu le mot de passe. Elle recommande, lorsque c’est possible, de privilégier une application d’authentification ou une clé de sécurité plutôt que de dépendre uniquement des codes par SMS ou e-mail.

La CISA recommande également l’usage d’une authentification multifacteur résistante au phishing pour les comptes importants lorsqu’une telle option est disponible.

Commencez par votre adresse e-mail principale. Ajoutez ensuite cette protection à vos services financiers, réseaux sociaux, comptes professionnels et autres plateformes importantes.

Attention à un point essentiel : ne communiquez jamais un code d’authentification à quelqu’un qui vous contacte pour vous le demander. Un fraudeur peut connaître votre mot de passe et chercher ensuite à vous convaincre de lui transmettre le second facteur.

3. Utiliser un gestionnaire de mots de passe

Lorsque vous avez dix, vingt ou cinquante comptes différents, mémoriser un mot de passe unique pour chacun devient difficile.

C’est là qu’un gestionnaire de mots de passe peut être particulièrement utile.

Il permet généralement de générer des mots de passe complexes, de les stocker de manière sécurisée et de les renseigner automatiquement lors de la connexion.

L’avantage est double : vous n’avez pas besoin de retenir tous vos mots de passe et vous êtes moins tenté de réutiliser les mêmes identifiants.

Un gestionnaire de mots de passe est particulièrement intéressant pour les personnes qui possèdent de nombreux comptes personnels et professionnels.

Choisissez cependant un service reconnu et protégez fortement le compte principal. Le mot de passe maître doit être robuste, unique et suffisamment long.

La CISA recommande explicitement l’utilisation d’un gestionnaire de mots de passe pour générer des mots de passe forts et uniques pour les comptes.

Un gestionnaire ne remplace pas l’authentification multifacteur. Les deux protections sont complémentaires.

4. Reconnaître les tentatives de phishing

La technologie ne peut pas toujours compenser une manipulation humaine.

Un message frauduleux peut vous demander de cliquer sur un lien pour confirmer une transaction, récupérer un compte ou vérifier votre identité.

Le premier réflexe à adopter est de ralentir.

Ne cliquez pas immédiatement. Vérifiez l’adresse de l’expéditeur, le domaine du site et la cohérence du message.

Méfiez-vous particulièrement des messages qui jouent sur la peur ou l’urgence. Une phrase comme « vous devez agir dans les 10 minutes » est précisément conçue pour réduire votre capacité à vérifier l’information.

La CISA recommande notamment de ne pas accéder directement aux liens présents dans les e-mails, messages ou alertes de réseaux sociaux lorsque ceux-ci sont inattendus, et de se rendre directement sur le site officiel pour vérifier une notification.

Si votre banque vous informe d’un problème, ouvrez vous-même son application ou saisissez manuellement son adresse dans votre navigateur au lieu de suivre le lien reçu.

Cette habitude simple peut éviter de nombreuses erreurs.

5. Sécuriser votre adresse e-mail principale

Votre adresse e-mail principale mérite une attention particulière.

Elle sert souvent à créer de nouveaux comptes, recevoir des confirmations et réinitialiser des mots de passe.

Si un attaquant prend le contrôle de cette boîte, il peut potentiellement intercepter les messages de récupération d’autres services. La FTC souligne précisément ce risque dans ses recommandations consacrées aux comptes compromis.

Commencez donc par lui attribuer un mot de passe unique et particulièrement solide.

Activez l’authentification multifacteur.

Vérifiez ensuite les paramètres de récupération : adresse secondaire, numéro de téléphone, appareils autorisés et méthodes de vérification.

Surveillez également les règles automatiques de transfert. Une règle créée par un attaquant pourrait transférer certains messages vers une autre adresse.

Il est aussi utile de vérifier périodiquement les sessions et appareils connectés à votre messagerie. Une connexion inconnue mérite une vérification immédiate.

6. Mettre à jour vos appareils et vos applications

Sécuriser un compte ne suffit pas si l’appareil utilisé pour y accéder n’est pas correctement protégé.

Les systèmes d’exploitation, navigateurs et applications reçoivent régulièrement des mises à jour qui corrigent des vulnérabilités.

La FTC recommande de maintenir les logiciels à jour et conseille notamment d’activer les mises à jour automatiques du système, des applications, du navigateur et des protections de sécurité lorsque cette option est disponible.

Cette mesure peut sembler banale, mais elle est essentielle.

Un appareil non mis à jour peut rester exposé à une faille connue alors qu'un correctif existe déjà.

Ne négligez pas non plus votre téléphone. Il contient souvent des sessions déjà ouvertes vers votre messagerie, vos réseaux sociaux, vos services bancaires et d'autres applications importantes.

Utilisez un verrouillage d’écran fiable et évitez d’installer des applications provenant de sources inconnues.

La sécurité commence donc avant même la page de connexion.

7. Vérifier régulièrement les connexions à vos comptes

De nombreux services permettent aujourd'hui de consulter les appareils ou sessions qui ont récemment utilisé votre compte.

Cette fonctionnalité constitue une excellente ligne de défense.

Prenez régulièrement quelques minutes pour examiner les connexions. Cherchez les appareils inconnus, les emplacements inhabituels ou les sessions que vous ne reconnaissez pas.

Une alerte inconnue ne signifie pas nécessairement que votre compte est piraté. Une connexion peut parfois provenir d'un appareil déjà utilisé, d'un changement d'adresse IP ou d'un autre facteur légitime.

Mais elle mérite d'être vérifiée.

Si vous identifiez réellement une activité suspecte, commencez par changer le mot de passe, puis déconnectez les sessions que vous ne reconnaissez pas et activez l'authentification multifacteur si elle n'est pas déjà configurée.

La FTC recommande notamment, après récupération d'un compte compromis, de déconnecter toutes les sessions et appareils afin d'expulser les utilisateurs non autorisés.

8. Sécuriser les méthodes de récupération de compte

La récupération est souvent traitée comme une formalité, alors qu'elle joue un rôle central dans la sécurité.

Vérifiez les adresses e-mail et numéros de téléphone associés à vos comptes.

Supprimez les anciennes informations auxquelles vous n'avez plus accès.

Si un service utilise des questions de sécurité, évitez les réponses facilement accessibles en ligne. La FTC recommande de choisir des réponses que les autres ne peuvent pas deviner ou trouver facilement dans des informations publiques.

Certaines personnes utilisent même des réponses aléatoires traitées comme des mots de passe, à condition de pouvoir les retrouver de manière sécurisée.

Pensez également aux codes de récupération associés à l'authentification multifacteur. Ne les partagez pas et conservez-les selon les recommandations du fournisseur.

Un bon système de récupération doit vous aider à reprendre le contrôle sans offrir une porte d'entrée trop facile à une autre personne.

9. Éviter les réseaux et appareils non fiables

Les réseaux Wi-Fi publics ne sont pas automatiquement dangereux, mais ils nécessitent davantage de prudence, notamment lorsqu'on utilise des services sensibles.

Le risque peut aussi venir d'un ordinateur partagé ou compromis.

Évitez de vous connecter à un compte bancaire ou professionnel depuis un appareil public que vous ne contrôlez pas.

Ne cochez pas non plus les options permettant de mémoriser votre session sur un ordinateur qui ne vous appartient pas.

Si vous utilisez un appareil d'un hôtel, d'une bibliothèque ou d'un espace partagé, déconnectez-vous complètement après utilisation.

Lorsque vous voyagez, assurez-vous également que votre téléphone et votre ordinateur disposent des dernières mises à jour.

La sécurité d'un compte dépend non seulement de ses paramètres, mais aussi de l'environnement depuis lequel vous y accédez.

10. Savoir quoi faire en cas de compte piraté

Réagir rapidement peut limiter les dommages.

Commencez par vérifier si vous pouvez encore accéder au compte.

Si c'est le cas, changez immédiatement le mot de passe et choisissez-en un nouveau qui n'est utilisé nulle part ailleurs.

Déconnectez les autres appareils et sessions.

Activez ensuite l'authentification multifacteur si le service la propose.

Vérifiez les informations de récupération ainsi que les paramètres importants du compte.

Examinez également les activités récentes : messages envoyés, modifications du profil, achats, connexions, règles de transfert ou changements de paramètres.

La FTC recommande précisément ces vérifications après la récupération d'un compte compromis. Elle conseille notamment de regarder si des règles de transfert d'e-mails ont été ajoutées et d'informer les contacts si le compte a pu servir à envoyer des messages frauduleux.

Si vous ne pouvez plus vous connecter, utilisez uniquement le processus officiel de récupération du fournisseur.

N'acceptez pas l'aide d'une personne qui vous contacte spontanément en promettant de récupérer votre compte contre paiement ou en vous demandant vos codes.

Quels outils utiliser pour protéger ses comptes en ligne ?

Les outils de sécurité doivent avant tout résoudre un problème concret.

Le premier outil à envisager est souvent le gestionnaire de mots de passe. Il facilite l'utilisation de mots de passe uniques et peut réduire considérablement le risque lié à la réutilisation.

Ensuite vient l'application d'authentification, lorsqu'un service propose ce type de second facteur. Elle peut fournir des codes de vérification sans dépendre uniquement des SMS.

Pour les comptes particulièrement sensibles, certaines plateformes permettent également d'utiliser une clé de sécurité physique.

Les fonctionnalités intégrées aux services eux-mêmes sont également très importantes : alertes de connexion, historique des activités, appareils autorisés, options de récupération et notifications de changement de mot de passe.

Enfin, pensez aux outils de sécurité de vos appareils. Les mises à jour automatiques, les protections anti-malware et un navigateur régulièrement actualisé constituent une partie essentielle de la défense. La FTC recommande de maintenir ces protections à jour pour réduire l'exposition aux menaces connues.

Il n'est cependant pas nécessaire d'accumuler les applications de sécurité.

Un petit nombre d'outils bien configurés est généralement préférable à une collection de solutions que vous ne consultez jamais.

Comment choisir les bons outils pour protéger ses comptes en ligne ?

Le premier critère doit être la fiabilité.

Pour un outil qui va stocker vos mots de passe ou gérer votre authentification, ne choisissez pas simplement la première application trouvée dans un magasin d'applications.

Vérifiez qui développe le service, quelles fonctionnalités de sécurité sont proposées, comment sont gérées les données et quelles options permettent de récupérer le compte en cas de problème.

La simplicité est également importante.

Un outil très complexe que vous désactivez au bout de trois jours ne renforce pas réellement votre sécurité.

Privilégiez les solutions faciles à utiliser au quotidien.

Pour l'authentification, recherchez notamment les options les plus robustes proposées par le service. La CISA met l'accent sur les méthodes résistantes au phishing lorsque celles-ci sont disponibles.

Pour les mots de passe, assurez-vous que le gestionnaire permet réellement de créer des identifiants uniques et robustes.

Pour les appareils, activez les mises à jour automatiques lorsque cela est possible.

Enfin, méfiez-vous des fausses solutions de sécurité. Un site ou une fenêtre qui prétend que « votre ordinateur est infecté » et vous demande immédiatement d'installer un logiciel peut être lui-même une arnaque.

La meilleure protection est souvent une combinaison de bons outils et de bonnes habitudes.

Que faire si un compte en ligne est déjà piraté ?

La première chose à faire est de rester calme.

La panique augmente les risques d'agir trop vite ou de tomber dans une seconde escroquerie.

Si vous avez toujours accès au compte, commencez par modifier le mot de passe depuis le site ou l'application officielle.

Choisissez un nouveau mot de passe unique.

Déconnectez les sessions que vous ne reconnaissez pas.

Activez l'authentification multifacteur.

Vérifiez ensuite les informations de récupération et l'historique du compte.

Dans une messagerie, examinez les règles de transfert, les messages envoyés et éventuellement les messages supprimés. Ces éléments peuvent révéler ce qu'un attaquant a fait après avoir obtenu l'accès.

Si vous utilisez le même mot de passe sur d'autres services, modifiez-le immédiatement sur ces comptes également. La FTC recommande explicitement de changer les mots de passe réutilisés lorsqu'un identifiant a été compromis.

Si vous ne pouvez plus vous connecter, utilisez la procédure officielle de récupération.

Si vous pensez que votre appareil lui-même est compromis, évitez de saisir de nouveaux mots de passe depuis cet appareil tant qu'il n'a pas été vérifié. La FTC recommande notamment de mettre à jour les protections de sécurité, d'effectuer une analyse et de supprimer les logiciels suspects avant de reprendre certaines activités sensibles.

Enfin, informez vos contacts si votre compte a pu envoyer des messages frauduleux.

Un simple avertissement peut éviter qu'une personne de votre entourage clique sur un lien malveillant envoyé depuis votre compte.

Checklist pour protéger ses comptes en ligne

Vous pouvez utiliser cette checklist comme contrôle rapide :

☐ Chaque compte important possède un mot de passe unique.

☐ Les mots de passe sont suffisamment longs et difficiles à deviner.

☐ L'authentification multifacteur est activée sur les comptes sensibles.

☐ Votre adresse e-mail principale est particulièrement bien protégée.

☐ Vos appareils et applications sont régulièrement mis à jour.

☐ Vous savez reconnaître les signes d'un message de phishing.

☐ Vous vérifiez périodiquement les appareils connectés à vos comptes.

☐ Les adresses e-mail et numéros de récupération sont à jour.

☐ Vous évitez de partager vos codes d'authentification.

☐ Vous disposez d'un gestionnaire de mots de passe si vous avez beaucoup de comptes.

☐ Vous savez comment contacter officiellement le fournisseur d'un compte en cas de problème.

☐ Vous connaissez les étapes à suivre si un compte est compromis.

Cette checklist peut être réalisée progressivement. L'essentiel est de commencer par les comptes qui auraient les conséquences les plus importantes s'ils étaient compromis.

FAQ sur la protection des comptes en ligne

Comment protéger ses comptes en ligne efficacement ?

Commencez par utiliser des mots de passe uniques, activez l'authentification multifacteur, protégez particulièrement votre adresse e-mail principale, gardez vos appareils à jour et apprenez à reconnaître les tentatives de phishing. Ces mesures constituent une base solide de protection.

Est-ce qu'un mot de passe long suffit pour protéger un compte ?

Non. Un mot de passe robuste est important, mais il peut tout de même être volé par phishing ou exposé lors d'une fuite. L'authentification multifacteur ajoute une couche supplémentaire de protection.

Faut-il utiliser un mot de passe différent pour chaque compte ?

Oui, particulièrement pour les comptes importants. La réutilisation augmente les conséquences d'une fuite de données ou d'un vol d'identifiants. Un gestionnaire de mots de passe peut faciliter l'utilisation de mots de passe différents.

L'authentification par SMS est-elle suffisante ?

Lorsqu'aucune autre option n'est disponible, le second facteur par SMS apporte une protection supplémentaire par rapport au mot de passe seul. Cependant, lorsqu'un service propose une application d'authentification ou une clé de sécurité, ces options peuvent offrir une meilleure protection.

Comment reconnaître un e-mail de phishing ?

Méfiez-vous des messages inattendus, des demandes urgentes, des liens inhabituels, des pièces jointes suspectes et des demandes de codes ou de mots de passe. En cas de doute, accédez directement au site ou à l'application officielle plutôt que de cliquer sur le lien reçu.

Que faire si quelqu'un connaît mon mot de passe ?

Changez-le immédiatement sur le compte concerné et sur tous les autres services où vous avez réutilisé le même mot de passe. Activez ensuite l'authentification multifacteur et vérifiez les sessions actives.

Que faire si je ne peux plus me connecter à mon compte ?

Utilisez la procédure officielle de récupération fournie par le service. Évitez les personnes ou services non officiels qui vous demandent vos codes ou vos identifiants en échange d'une prétendue récupération.

Pourquoi faut-il particulièrement sécuriser son adresse e-mail ?

Parce qu'elle sert souvent à réinitialiser les mots de passe d'autres services. Une adresse e-mail compromise peut donc faciliter la prise de contrôle d'autres comptes.

Dois-je vérifier régulièrement les appareils connectés ?

Oui. Examiner les connexions récentes peut vous aider à repérer rapidement une activité inhabituelle. Si vous découvrez une session que vous ne reconnaissez pas, vérifiez-la et prenez les mesures de sécurité nécessaires.

Peut-on être totalement protégé contre le piratage ?

Aucune méthode ne garantit un risque nul. L'objectif est plutôt de réduire les possibilités d'attaque et de limiter les conséquences d'une compromission. Une combinaison de mots de passe uniques, MFA, mises à jour, vigilance face au phishing et surveillance des comptes offre une protection beaucoup plus solide qu'un simple mot de passe.

Conclusion

Savoir comment protéger ses comptes en ligne contre le piratage ne demande pas de connaissances techniques avancées. La sécurité commence surtout par quelques habitudes simples appliquées de façon régulière.

Utilisez un mot de passe unique pour chaque compte important. Activez l'authentification multifacteur. Protégez particulièrement votre adresse e-mail principale. Apprenez à reconnaître les tentatives de phishing. Gardez vos appareils et vos applications à jour. Vérifiez régulièrement les connexions et les méthodes de récupération.

En parallèle, utilisez les bons outils : gestionnaire de mots de passe, application d'authentification, fonctions de sécurité intégrées aux services et protections de votre appareil.

Surtout, ne pensez pas uniquement à la prévention. Sachez aussi quoi faire lorsqu'un compte montre des signes de compromission. Changer rapidement le mot de passe, déconnecter les sessions, vérifier les paramètres et sécuriser les autres comptes associés peut limiter considérablement les conséquences.

La cybersécurité n'est pas une opération que l'on termine une fois pour toutes. C'est une routine. Quelques minutes consacrées à renforcer vos comptes aujourd'hui peuvent vous éviter beaucoup plus de temps, d'argent et de stress demain.

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